mon choix

Oui c’est moi qui ai choisi l’étalon. J’ai beaucoup hésité avec Xa, un étalon portugais de 11 ans que son propriétaire mettait à ma disposition gracieusement, et je l’en remercie vivement !

Xa et Kevin
Xa et Kevin

Ce premier choix, je l’avais fait par amour des chevaux ibériques et pressentant un mélange intéressant d’un point de vue morphologique. Mais j’étais embêtée par la robe grise qu’aurait presque assurément le poulain et les inconnues du point de vue caractère. Les FM (les chevaux franches-montagnes) sont tellement doux et sympas, joueurs et bons travailleurs, que j’ai tourné et retourné la question dans ma tête.

Yves, le propriétaire de Vérone, m’a laissée complètement libre de mon choix … Et ce n’est qu’après avoir pris la décision initiale de faire saillir Vérone par Xa que j’ai pu envisager l’autre option ! Je suis ainsi faite…

Avant ce premier choix, Yves m’avait transmis le catalogue des étalons FM 2010 dans lequel il en avait lui-même sélectionné quelques-uns, en fonction de leur morphologie et de la connaissance qu’il en avait. Le principal critère était pour nous de trouver un étalon au dos long, étant donné que Vérone a un dos assez court. Ma préférence allait également à un père alezan, pour conserver la belle robe rousse de Vérone. D’autre part, ce qui réduisait drastiquement le choix, c’est le fait que les étalons FM reconnus par le Haras ne sont pas tous stationnés à Avenches. Durant la période des saillies, ils sont répartis dans des ‘stations’ sur tout le territoire suisse . Ainsi, certains étalons qui pouvaient être intéressants seraient tout simplement inaccessibles car situés trop loin avec le temps que nous avions à disposition.

Nous avions aussi des questions qu’il nous fallait résoudre : fallait-il procéder à une prise de sang pour éviter maladies et autres soucis ? sur l’étalon ? sur la jument aussi ? – devions-nous nous assurer de la présence d’un vétérinaire pour saillir Vérone, afin d’éviter les accidents ? etc

C’est ainsi que, prise dans mon doute et le questionnement, j’ai pris contact avec le Haras d’Avenches. J’ai reçu plein de conseils intéressants et toutes les réponses aux questions que nous avions, Yves et moi.

Quand j’ai posé la question à propos de la probabilité d’obtenir un poulain gris si nous faisions le croisement avec Xa, la vétérinaire avec qui j’avais eu tous les contacts m’a passé un de ses collègues, plus au fait des questions génétiques. Quelle sympathique discussion j’ai eue avec ce monsieur du Haras d’Avenches. Totalement disponible à mes questions, il a répondu à toutes celles que je me posais sur les étalons présents dans le catalogue que j’avais sous les yeux. Nous les avions presque tous passés en revue et, pour moi, aucun coup de foudre dans les étalons disponibles dans un rayon d’une centaine de kilomètres … quand le gentil monsieur d’Avenches me dit : « ah il y a aussi Calypso… très beau, très gentil » … Je feuillette mon catalogue à la lettre C, ne trouve pas ce nom et il me dit : « c’est normal, il est tout jeune, il vient d’être sélectionné pour la monte et ne figure pas encore dans le catalogue ». Il n’avait même pas de photos à me transmettre ! J’ai donc sauté sur mon ordinateur et – merci Google – trouvé des photos sur un site consacré aux chevaux franches-montagnes (hébergé en Allemagne, allez savoir pourquoi…) : http://mandoline-fm.de/zucht.html. ‘Zucht’ veut dire ‘élevage’ et, sur cette page, figurent les noms (et les liens vers des photos) de la plupart des étalons FM de Suisse.

Calypso du Padoc, lors des sélections nationales à Glovelier, janvier 2014
Calypso du Padoc, lors des sélections nationales à Glovelier, janvier 2014

Quand j’ai vu les premières photos de Calypso du Padoc, j’ai su ! Du coup, j’étais toute anxieuse quand j’ai demandé au monsieur d’Avenches où il était stationné pour la saison de monte… Sa réponse m’a rassurée : il se trouvait à Brünisried, dans le canton de Fribourg. OUF ! lieu accessible pour nous … et tout s’est précipité.

Certaines personnes peuvent se demander pourquoi nous avons fait saillir Vérone aussi tôt dans l’année. Là aussi, ce n’est pas un choix, c’est une contrainte par rapport au lieu de la naissance : il est prévu qu’une autre jument de ce lieu pouline également le printemps prochain, et elle ce sera vers mai-juin. Pour pouvoir profiter du grand box pour la naissance et les premiers jours, il nous fallait donc faire en sorte que Vérone soit portante deux mois avant l’autre jument.

Le lendemain de mon long téléphone avec le monsieur d’Avenches, Yves m’envoyait une vidéo où il était clair que Vérone démarrait ses chaleurs. Vite, prendre contact avec la station fribourgeoise en espérant que ce ne soit pas ‘complet’ … et hop ! le lendemain matin nous emmenions Vérone.

J’ai eu le choix de l’étalon, je n’ai pas eu le choix de la méthode de monte… Aujourd’hui Vérone est portante et il n’y a que ça qui compte !!

Tita, 21 avril 2014

 

 

Commentaires bienvenus !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.