Pause parisienne …

… et retour sur une déflagration !

Entre la naissance de Chinook le mercredi à 00:02 et le samedi 4 avril après avoir emmené ma fille et ses amis à Montreux pour Polymanga, je n’ai pas eu un moment de solitude totale, sauf pendant mon sommeil … Le temps de Chronos s’est suspendu, alors que Kaïros est entré en scène et a donné un coup d’accélérateur au temps opportun de manière stupéfiante.

Durant ces trois jours, j’ai également baigné de manière continue dans la langue des signes, la langue que je pratiquais auparavant au quotidien dans ma profession, et ce pour la première fois depuis janvier 2011. Avec Yves, je parle bien sûr la langue des signes, de manière très agréable. Cependant je n’avais jamais passé autant de temps dans cette langue depuis plus de quatre ans.

A 14:00 le jeudi après-midi, j’étais déjà en train de visiter une place future pour Chinook, s’il me vient à l’idée de le déplacer après le sevrage, en fonction de mon nouveau lieu d’habitation.

J’ai ensuite pris le volant pour rentrer chez  moi, à 60 km de là. Epuisée, j’ai alors eu un téléphone houleux avec notre 1ère vétérinaire, entretien que j’ai écourté étant donné le ton que prenait l’échange. Arrivée chez moi, j’étais heureuse de revoir mes enfants et, baignée d’images très fortes, à l’instar de la naissance de son propre enfant, je me suis écroulée sur mon lit et j’ai sombré dans un sommeil agité …

Cette nuit-là, j’ai vécu une expérience de ‘rebirth’, 48 heures après l’arrivée sur Terre de Chinook … Un truc incroyable ! J’ai fait 360° dans mon lit, je suis re-née, j’ai pris pied complètement dans mon incarnation, j’ai senti mon odeur pour la première fois avec amour, j’ai agité bras et jambes comme Chinook a démêlé ses ‘aiguilles à tricoter’ … et j’ai sombré dans le sommeil.

Pendant la semaine qui a suivi ce 1er avril mémorable, j’ai vécu au rythme d’un nouveau-né : je dormais 4 heures et me réveillais, prête à repartir pour un tour …! A partir du samedi, étant seule chez moi (mes enfants étant en vacances avec leur papa), j’ai pu respecter ce naturel biologique qui s’est mis en marche. Ainsi j’ai entrepris de nettoyer tout mon salon et de changer la configuration des meubles : inversé canapé-salon et grande table, enfin installé le secrétaire en bois de manière à pouvoir l’utiliser, s’y asseoir, sans gêner de passage, descendu de la mezzanine le petit meuble hérité d’un de mes premiers emplois au début des années 90 (dont je devrais bien nourrir le bois, est-il utile de préciser). Tout ça à des heures complètement décalées, prise que j’étais dans ce rythme d’éveil-sommeil qui s’était mis à diriger mon temps pour me permettre de digérer ce temps suspendu…

A peine j’avais retrouvé mes enfants une semaine plus tard que je faisais mes bagages : mardi 14 avril au matin, nous sommes partis à Paname pour fêter les 18 ans de mon aîné … Le contraste fut total, et bien vécu !

Tita, 20 avril 2015

 

 

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